Points clés

  • Le 2 juillet, la coalition (CDU/CSU + SPD) est parvenue à un accord global sur 34 réformes structurelles visant à relancer l’économie, à renforcer la compétitivité, à préserver l’État providence et à lutter contre l’influence croissante de l’AfD.

  • À court terme, ces réformes auront un impact direct limité sur le PIB, en ligne avec le profil en « J » souvent observé pour les réformes de l’offre et l’expérience passée de l’Allemagne. Toutefois, elles s’accompagnent cette fois-ci d’un important plan de relance budgétaire en faveur des infrastructures et de la défense, ce qui rend plausible une légère accélération de la croissance grâce à un regain de confiance (de l’ordre de 0,2 point de pourcentage en 2027), ainsi que des effets sectoriels plus précoces dans certaines industries.

  • Si la coalition parvient à traduire son accord politique en mesures concrètes, l’Allemagne peut espérer lever plusieurs freins de longue date (marché du travail, bureaucratie, investissements, administration publique, innovation) et renouer avec une trajectoire plus favorable que celle observée depuis le début des années 2020.

  • Il en va de même en Europe. Si les décideurs politiques parviennent à concrétiser tous les projets en cours, le continent aura plus de facilité à financer des projets d’investissement et à mettre en place un nouveau modèle de croissance.

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