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Le conflit en cours renforce les anticipations d’inflation

Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, les prix élevés de l’énergie ont entraîné des répercussions sur les marchés financiers mondiaux. Les courbes des points morts d’inflation aux États-Unis et en Europe se sont envolées, les marchés ayant réajusté leurs anticipations d’inflation ainsi que les probabilités de réduction des taux par les banques centrales. Les rendements nominaux, en particulier sur le segment court terme, ont également fortement augmenté dans des pays comme le Royaume-Uni. À ce stade, nous estimons qu’une partie de cette réaction est excessive. Nous pensons que la durée pendant laquelle les prix de l’énergie resteront élevés déterminera les effets inflationnistes de second tour.

Gestion active et disciplinée de la duration

L’inflation fait l’objet d’une attention renforcée du fait des prix élevés de l’énergie et des perturbations d’approvisionnement. Les marchés anticipent donc des relèvements de taux par la BCE et la BoE. Même si nous avons ajusté notre appréciation de la politique monétaire, nous ne prévoyons pas pour l’instant que les banques centrales augmentent leurs taux. Nous estimons qu’elles vont marquer une pause en attendant plus de visibilité sur la crise et les perturbations d’approvisionnement avant toute décision.
 

Se concentrer sur les zones offrant de la résilience à long terme

La volatilité des actions s’explique par le conflit avec l’Iran, mais il est important de noter que les segments qui corrigent aujourd’hui sont justement ceux qui avaient bien performé depuis le début de l’année. Désormais, l’incertitude clé porte sur la durée du conflit. Si les tensions se calment dans les semaines à venir, les prix du pétrole devraient se normaliser et la volatilité actuelle pourrait créer des opportunités d’entrée attractives dans tous les secteurs. Cela dit, il sera difficile d’en anticiper le calendrier avec précision. 

Prudence tactique, garanties renforcées

L’actualité récente au Moyen-Orient nous a permis de prendre du recul et de réévaluer la manière dont nos perspectives à long terme vont se concrétiser. Nous pensons que la durée pendant laquelle les prix de l’énergie resteront élevés sera le grand déterminant des répercussions de cette crise sur l’économie. Bien que nos signaux macroéconomiques continuent d’annoncer un environnement de fin de cycle, ils n’intègrent pas pleinement l’impact d’une crise prolongée. Par conséquent, dans une perspective de court terme, nous avons réduit nos positions directionnelles sur les actifs risqués. Deuxièmement, nous pensons qu’il est nécessaire de renforcer les couvertures, en particulier sur les actions des marchés développés. De manière plus générale, il est important de rester diversifié et d’être conscient que certains mouvements de marché ont pu être excessifs. 

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