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Des marchés satisfaits d’une économie « pas trop froide »

L’année a commencé au pas de charge : les États-Unis s'appuient sur leur force militaire et leur levier économique pour atteindre les objectifs de politique étrangère du président Trump. Les assignations adressées à la Fed et l’intervention militaire au Venezuela n’ont pas modifié les cours du pétrole ni ceux des actifs risqués. En revanche, les menaces pesant sur la souveraineté d’un allié de l’OTAN ont déclenché un épisode de volatilité temporaire. Les marchés s’en sont ensuite remis, tandis que les États-Unis ont sous-performé par rapport aux autres régions. Au Japon, la dérive budgétaire et les craintes inflationnistes ont entraîné une hausse des rendements obligataires.

Inflation : la clé du casse-tête de la politique de la BCE

Les anticipations du marché concernant d’éventuelles baisses des taux de la BCE sont asymétriques, ce qui indique que les investisseurs n’attendent pas réellement de réduction. Toutefois, nous estimons que la trajectoire de désinflation se maintiendra dans la zone euro (ZE), les pressions sur les prix restant inférieures à l’objectif de 2 % de la BCE. Par conséquent, nous considérons que la probabilité d’une baisse des taux est bien supérieure à celle d’une hausse. Nous surveillons également la montée en influence des voix plus conciliantes au sein de la BCE, susceptible de faire pencher la balance en faveur d’une réduction des taux.

Préférer les thèmes structurels à l’euphorie

Les actions américaines et européennes ont atteint des niveaux record en janvier malgré une actualité économique et géopolitique mitigée. Désormais, la dispersion des valorisations entre les régions et la solidité des bénéfices seront les déterminants de la surperformance des marchés. La période de publication des résultats qui est en cours va permettre de jauger la croissance des BPA et, plus important encore, les dépenses d'investissement. Aux États-Unis, nous sommes préoccupés par les risques de concentration, l’incertitude politique et les erreurs d‘allocation des capitaux dans l’univers de l’IA. Ces risques ne justifient pas les valorisations actuelles exigées par les marchés.

Renforcer les garde-fous, ajuster le risque

Le contexte économique aux États-Unis et en Europe est raisonnable, mais certains signes laissent entrevoir un ralentissement des marchés du travail aux États-Unis, alors que les valorisations sont élevées dans de nombreuses catégories d'actifs. En outre, l’actualité géopolitique récente souligne le besoin de prudence, avec un positionnement globalement en faveur du risque. Nos vues positives sur les actions et le crédit sont soutenues par un cycle de bénéfices solide, une dynamique robuste et une liquidité abondante. Plus précisément, nous explorons les segments de valeur sur les marchés émergents et tenons à souligner la nécessité d’amplifier les mesures de protection via l’or et de renforcer les couvertures sur les actifs risqués américains et européens.

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