Résumé
Points clés
Les mouvements de marché récents sont surtout marqués par la volatilité des obligations. Les actions sont restées relativement résilientes, mais les rendements obligataires ont progressé dans un contexte où les marchés deviennent plus sensibles aux données macroéconomiques et aux anticipations de politique monétaire. À mesure que les rendements augmentent et que l’actualité évolue, les marchés se réajustent d’un pays à l’autre et sur l’ensemble des courbes de rendement. Les marchés obligataires mondiaux ont été les premiers à se réajuster, mais nous avons également récemment observé des mouvements sur les marchés mondiaux du crédit.
Ces mouvements s’expliquent par plusieurs dynamiques qui se combinent. Les tensions au Moyen-Orient ont maintenu les cours du pétrole à un niveau élevé et accentué les pressions inflationnistes, tandis que les données plus solides sur l’activité américaine ces dernières semaines et les émissions obligataires massives des entreprises liées au développement de l’IA ont provoqué une hausse des rendements à long terme. Bien que les obligations européennes bénéficient de fondamentaux solides, elles subissent des pressions liées aux risques associés aux prix de l’énergie et à l’inflation, renforcées par certaines préoccupations budgétaires et politiques, notamment en France.
Pour les investisseurs, cela implique avant tout la nécessité d’adopter une approche plus active en matière de titres obligataires et de renforcer la diversification. La hausse des rendements renforce l’attrait des obligations, qui offrent désormais des rendements inédits depuis des décennies, mais à mesure que les flux s’ajustent entre les pays et les segments, nous constatons que la volatilité reste élevée et que la dispersion s’accentue sur le marché du crédit. Dans ce contexte, une approche obligataire active et diversifiée à l’échelle mondiale reste importante, avec une préférence pour les obligations de meilleure qualité. En parallèle, alors que les actions sont solidement soutenues par des bénéfices robustes, les perspectives d’une inflation et de rendements plus élevés vont accroître la vigilance à l’égard des bilans, ainsi que de l’excès de capital et la montée de l’endettement dans l’écosystème de l’IA. Cela exigera une sélection plus rigoureuse et une diversification accrue au niveau sectoriel et entre les classes d’actifs.
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