Points clés

Ce train de mesures de réforme et de relance budgétaire est véritablement ambitieux et pourrait marquer un changement de régime, mais il ne constitue pas encore un signal sans réserve d’« achat de l’Allemagne/de l’Europe ». Le principal risque à la hausse réside dans un cycle d’investissements privés porté par la confiance. Le principal risque à la baisse tient aux défaillances de mise en œuvre et à la hausse des rendements obligataires, qui pourraient transformer un programme d’investissement productif en une expansion budgétaire moins favorable aux actions. La baisse de confiance, l’effet de levier des réformes et les vents favorables limités sur le marché des changes plaident néanmoins en faveur de gagnants et de perdants relatifs clairement identifiables. Nous privilégions la chaîne de fournisseurs liée à la réindustrialisation européenne plutôt que les groupes exportateurs orientés vers la Chine et les exportateurs défensifs ; la chaîne d’approvisionnement liée à la réindustrialisation européenne par rapport aux groupes d’exportateurs orientés vers la Chine et aux exportateurs défensifs ; enfin nous nous attendons à ce que la dynamique périphérique se poursuive. La complication à court terme, à savoir un choc énergétique lié à l’Iran et au détroit d’Ormuz qui pousserait la BCE à relever ses taux plutôt qu’à les baisser, pourrait militer contre une réévaluation plus large du marché, mais ne modifie pas encore le cadre relatif.

En savoir plus