Points clés

Le conflit iranien nous a incités à ajuster nos hypothèses macroéconomiques de manière ciblée, plutôt que de modifier complètement nos scénarios.

Dans l’ensemble, nous avons légèrement relevé nos anticipations pour l’inflation mondiale et, pour l‘heure, les révisions de nos prévisions de croissance restent minimes.

L’Europe devrait être la plus touchée, compte tenu de sa plus grande sensibilité aux prix de l’énergie. Le choc énergétique actuel devrait pousser l’inflation légèrement au-dessus de la cible en 2026. La croissance devrait toutefois rester relativement résiliente dans un scénario de choc temporaire. L’Amérique latine se profile comme la grande gagnante grâce à son statut de producteur important de pétrole, tandis que les pays du Golfe sont actuellement les plus vulnérables.

Nous avons également révisé nos prévisions concernant la politique des banques centrales. L’impulsion stagflationniste du conflit va remodeler l’équilibre entre croissance et risque d’inflation, créant un dilemme politique pour les banques centrales du monde entier. De manière générale, nous pensons que les taux directeurs resteront stables, car les banques centrales adoptent une attitude attentiste, reconnaissent les pressions stagflationnistes et reportent les baisses de taux prévues (voir l’infographie à la page suivante).

Au-delà des effets immédiats, nous étudions aussi les conséquences possibles si le choc sur le pétrole devait se prolonger.

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