Points clés

  • Reprise progressive de la croissance et ralentissement prévu de l’inflation en 2027 : la France devrait afficher une croissance du PIB de 0,6 % en 2026 et d’environ 1,0 % en 2027. La reprise devrait être portée par une amélioration progressive de la demande intérieure. La reprise est réelle, mais modeste. En matière d’inflation, les pressions sur les prix devraient persister en 2026, sous l’effet de la hausse des prix du pétrole et du gaz, avec des répercussions sur les services, les biens et l’alimentation. L’inflation devrait s’atténuer en 2027 à mesure que les prix de l’énergie reviendront à la normale.

  • La situation budgétaire et la dette font l’objet d’une attention croissante : la dette publique a atteint 118 % du PIB, tandis que le déficit reste bien supérieur aux niveaux d’avant la pandémie, à 5,1 % du PIB, et ne devrait guère se stabiliser cette année. La France est en mesure de supporter sa dette à moyen terme, et le coût de la dette en pourcentage du PIB reste inférieur à celui des ÉtatsUnis, du Royaume-Uni et de l’Italie. Toutefois, un assainissement budgétaire sera nécessaire au cours des trois prochaines années, faute de quoi la dette continuerait d’augmenter et la hausse des rendements obligataires exercerait une pression supplémentaire sur celle-ci.

  • Le budget 2027 sera particulièrement important pour les marchés – un projet de loi de finances est attendu le 30 septembre. Les marchés chercheront à déterminer si la France entame un assainissement budgétaire crédible dans le cadre du budget 2027, qui devra être adopté d’ici fin 2026. Tout report de ces mesures pourrait accroître la prime exigée par les investisseurs pour détenir de la dette française et entraîner une plus grande volatilité des marchés.

  • Conséquences en matière d’investissement : les obligations d’État françaises devraient rester volatiles alors que la trajectoire budgétaire est incertaine. Les rendements pourraient rester soumis à une pression haussière si le budget 2027 ne parvient pas à mettre en œuvre un assainissement crédible, en particulier sur la partie longue de la courbe. Cela dit, les OAT offrent toujours des rendements et une liquidité attractifs pour les investisseurs, ce qui pourrait créer des opportunités en période de volatilité.

  • Dans l’ensemble, la dette française reste un investissement attractif à moyen et long terme pour les investisseurs, les rendements étant revenus à des niveaux élevés pour un État souverain bénéficiant d’une notation de haute qualité. Toutefois, les incertitudes liées au cycle électoral, au processus d’adoption du budget et à la possibilité que les investisseurs étrangers se tournent vers d’autres marchés devraient entraîner une volatilité accrue.
     

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